Cancer tête et cou

De nombreux cancers de la tête et du cou se guérissent lorsqu’ils sont diagnostiqués tôt.

Retirer le cancer reste l’objectif premier, mais la préservation des tissus, des organes et des nerfs voisins est tout aussi déterminante. En planifiant votre traitement, nous tenons compte de ses effets sur l’odorat, la parole, la vision, la déglutition et la respiration.

Les options de traitement

La chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie sont les trois grandes avenues. Elles s’emploient seules ou en association.

La recommandation qui vous sera faite dépend du stade du cancer, des effets secondaires attendus, de votre état de santé général — et de vos préférences. Prenez le temps de vous informer sur l’ensemble de vos options et posez toutes vos questions.

De quoi parle-t-on

Les cancers de la tête et du cou regroupent les tumeurs de la bouche, de la langue, de la gorge, du larynx, des glandes salivaires, de la thyroïde, du nez et des sinus, ainsi que les ganglions du cou. Ce sont des maladies dont le pronostic dépend étroitement du moment où le diagnostic est posé : une lésion détectée tôt se traite mieux, avec des séquelles moindres sur la parole et la déglutition.

Les signes qui doivent mener à une consultation

Un critère revient dans tous les cas : la persistance. Un symptôme banal qui ne disparaît pas après trois semaines mérite d’être examiné. Concrètement, il s’agit d’une plaie de la bouche qui ne guérit pas, d’une masse au cou qui ne fond pas, d’un enrouement qui s’installe, d’une douleur à la gorge d’un seul côté, d’une douleur à l’oreille sans problème d’oreille, d’une difficulté ou d’une douleur à avaler, d’une obstruction nasale d’un seul côté, de saignements de nez répétés du même côté, ou d’une perte de poids inexpliquée.

Les facteurs de risque

Le tabac et l’alcool restent les principaux, et leur association multiplie le risque. Le virus du papillome humain (VPH) est aujourd’hui en cause dans une part importante des cancers de l’oropharynx, y compris chez des personnes qui n’ont jamais fumé. L’exposition solaire pour les lèvres et la peau du visage, et certaines expositions professionnelles pour les sinus, complètent le tableau.

L’évaluation

Elle comprend un examen complet de la tête et du cou, incluant une nasofibroscopie souple qui permet de voir le pharynx et le larynx. Selon les constatations, une imagerie — échographie, tomodensitométrie ou résonance magnétique — et une biopsie ou une cytoponction précisent le diagnostic. Lorsqu’un cancer est confirmé, le dossier est discuté en équipe et la prise en charge se poursuit en milieu hospitalier, où chirurgie, radiothérapie et traitements systémiques sont coordonnés.

En cas de doute

Il vaut toujours mieux faire examiner un symptôme qui persiste et être rassuré, que d’attendre. Consultez votre médecin, qui pourra nous acheminer une référence.